Banking · 17 October 2026
Actifs tokenisés : ClearToken obtient l'aval de la Banque d'Angleterre
La Banque d'Angleterre a approuvé ClearToken pour exploiter un Digital Securities Depository dans son bac à sable réglementaire. Le calendrier et les volumes restent à préciser.
Ce qui s'est passé
La Banque d'Angleterre a approuvé ClearToken, une chambre de compensation basée à Londres et dédiée aux actifs numériques mondiaux, pour exploiter un Digital Securities Depository (DSD) au sein de son Digital Securities Sandbox. L'information a été relayée par Finextra.
Le DSD est un dépositaire de titres numériques, destiné à tenir et à traiter des instruments financiers sous forme tokenisée. L'autorisation place ClearToken dans le cadre d'expérimentation encadré (le « bac à sable ») mis en place par le régulateur britannique pour tester des infrastructures de marché fondées sur des actifs numériques.
La source ne précise pas le calendrier de mise en service, les types d'actifs concernés en premier lieu ni les volumes attendus. Ces éléments conditionneront la portée réelle de l'approbation.
Pourquoi c'est important
Ce type d'autorisation montre que la tokenisation passe progressivement du stade de l'expérimentation à celui de l'infrastructure réglementée. Pour les banques, les gestionnaires d'actifs et les dépositaires, la question n'est plus seulement technologique : elle touche à la manière dont les registres, les règlements et les contrôles seront organisés au quotidien.
Du point de vue de la transformation numérique, un registre programmable peut modifier les flux entre intermédiaires, réduire certaines réconciliations manuelles et exiger de nouveaux modèles opérationnels. Les organisations concernées devront repenser leurs processus, leurs équipes de contrôle et leurs interfaces avec les clients.
Le point de vue Renascence
Dans la plupart des analyses, l'attention se porte sur la technologie du jeton. Or, pour les investisseurs, la vraie question est de savoir à quel moment ils peuvent être certains de leur propriété, et qui leur répond en cas de doute.
Le principal obstacle ne sera pas la technologie de registre, mais les points de contact entre le registre et la personne qui détient l'actif. Les individus font davantage confiance à ce qu'ils peuvent vérifier, suivre et, si nécessaire, contester auprès d'un interlocuteur identifiable. Un opérateur soucieux de l'expérience client devrait donc cartographier, avant tout passage à l'échelle, chaque moment où un client doit prouver sa détention, comprendre un statut ou obtenir une réponse. Concevoir la visibilité de ces statuts est plus urgent que d'accélérer le règlement.
Sources
This briefing was written by our Newsdesk, synthesising reporting from the outlets below. Follow the links for the original coverage.
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