AI · 3 octobre 2026
Les Émirats arabes unis et la Zambie élargissent leur partenariat de modernisation gouvernementale dans l'IA, les services numériques, les accélérateurs et la bureaucratie zéro
Les Émirats arabes unis et la Zambie élargissent leur coopération gouvernementale en matière d'IA, de services publics numériques, d'accélérateurs d'innovation et de simplification administrative, suite aux discussions entre le président Hakainde Hichilema et le ministre émirien Mohammad Al Gergawi.
Ce qui s'est passé
Les Émirats arabes unis et la Zambie ont annoncé l'élargissement de leur partenariat intergouvernemental de modernisation de l'administration, couvrant l'intelligence artificielle, les services publics numériques, les accélérateurs d'innovation et la simplification administrative — une démarche souvent désignée par les autorités émiriennes sous le terme de « zéro bureaucratie ». Cette extension de coopération fait suite à des entretiens entre le président zambien Hakainde Hichilema et Mohammad Al Gergawi, ministre émirien en charge des Affaires du Cabinet et de l'avenir du gouvernement.
Les deux parties entendent approfondir les échanges d'expertise et de bonnes pratiques en matière de transformation des services publics, en s'appuyant sur le modèle de gouvernance numérique que les Émirats ont développé et exporté ces dernières années auprès de plusieurs partenaires internationaux.
Pourquoi c'est important
Cet accord illustre une tendance de fond : l'exportation, par les Émirats arabes unis, de leur méthodologie de modernisation administrative — fondée sur l'IA, la dématérialisation des démarches et la réduction des procédures bureaucratiques — vers des gouvernements partenaires en Afrique et ailleurs. Pour les dirigeants publics, ce type de coopération ouvre la voie à un transfert accéléré de compétences et d'outils, sans nécessiter de reconstruire une stratégie numérique nationale entièrement depuis zéro.
Pour les administrations zambiennes, l'enjeu dépasse la seule adoption technologique : il s'agit de repenser les parcours administratifs eux-mêmes, en s'inspirant d'un cadre où la simplicité d'usage et la réduction des frictions deviennent un objectif de politique publique à part entière, au même titre que la numérisation.
Le point de vue de Renascence
Les partenariats de ce type sont souvent présentés comme des accords technologiques, alors qu'ils relèvent avant tout d'un choix de design de service : décider ce que l'on retire du parcours de l'usager plutôt que ce que l'on y ajoute.
Le vrai test de ce type de coopération ne sera pas le nombre de plateformes d'IA déployées, mais la capacité de la Zambie à mesurer, démarche par démarche, la réduction effective du temps et de l'effort demandés aux citoyens. Une ambition « zéro bureaucratie » ne se décrète pas : elle se construit en cartographiant chaque point de friction existant, puis en le supprimant plutôt qu'en le digitalisant tel quel. Les gouvernements qui réussissent ce virage sont ceux qui traitent la simplification comme un indicateur de performance publique, au même titre que l'adoption technologique elle-même.
Sources
Ce briefing a été rédigé par notre Newsdesk, synthétisant les reportages des médias ci-dessous. Suivez les liens pour la couverture originale.
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